Metallica
Titres
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1 Enter Sandman 5:31
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2 Sad but True 5:24
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3 Holier Than Thou 3:47
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4 The Unforgiven 6:27
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5 Wherever I May Roam 6:44
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6 Don't Tread on Me 4:00
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7 Through the Never 4:04
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8 Nothing Else Matters 6:28
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9 Of Wolf and Man 4:16
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10 The God That Failed 5:08
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11 My Friend of Misery 6:49
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12 The Struggle Within 3:53
Mon avis
Metallica – Metallica (The Black Album) : le monument qui a changé le metal
Sorti en 1991, Metallica, plus connu sous le nom de The Black Album, est bien plus qu’un simple disque de heavy metal. C’est l’album qui a fait passer Metallica du statut de groupe culte du thrash à celui de phénomène mondial. Un disque qui a divisé les puristes à sa sortie, mais qui est devenu avec le temps une référence absolue.
Après la violence technique de Master of Puppets et l’agressivité de …And Justice for All, le groupe choisit une approche différente : moins de démonstration, plus d’impact. Les morceaux sont plus courts, les riffs plus lourds, les refrains plus mémorisables. Certains y ont vu un virage commercial, mais le talent de composition reste indiscutable.
L’ouverture avec Enter Sandman est devenue légendaire. Son riff hypnotique, presque simple en apparence, montre toute l’intelligence de James Hetfield : parfois, une idée évidente est la plus puissante. Le morceau transforme une peur enfantine (les cauchemars, le sommeil) en hymne massif.
Mais le véritable cœur émotionnel de l’album est peut-être The Unforgiven. Avec son introduction douce, ses montées en puissance et son solo de Kirk Hammett, le titre révèle une facette plus introspective du groupe. Metallica n’est plus seulement la colère : c’est aussi le doute, le regret et les blessures intérieures.
Impossible également d’oublier Nothing Else Matters, une rupture totale avec l’image du groupe. Une ballade avec guitare acoustique, fragile et sincère, qui a surpris beaucoup de fans. Pourtant, elle prouve que Metallica pouvait toucher un public immense sans perdre son identité.
L’album contient aussi des morceaux d’une efficacité redoutable :
Sad but True, avec son riff lourd et écrasant ;
Wherever I May Roam, plus aventureux avec ses sonorités orientales ;
My Friend of Misery, sombre et mélancolique ;
Holier Than Thou, qui conserve une énergie plus proche des origines.
La production de Bob Rock est un élément essentiel de la réussite du disque. Le son est énorme : chaque coup de batterie de Lars Ulrich, chaque basse de Jason Newsted, chaque riff est mis en avant. Certains regrettent une perte de sauvagerie par rapport aux anciens albums, mais cette production a défini le son du metal des années 1990.
Pourquoi il faut l’écouter
Parce que The Black Album est l’exemple rare d’un groupe qui change d’échelle sans perdre sa force. Il a ouvert Metallica à un public immense et influencé des générations de musiciens.